Les liens nous font vivre.

Certes, les « appétits relationnels » sont variés mais même les moins friands d’interactions sociales en ont profondément besoin et, par ailleurs, utilisent toute la journée des objets et services procurés par d’autres…

L’interdépendance

Elle n’a pas franchement bonne presse aujourd’hui, flippés que nous sommes de n’être pas tout-puissants, d’être dépendants à sens unique, sentiment d’inutilité et de vulnérabilité à la clé.

Or, « un effet important de l’engagement social est lié au sentiment d’utilité et de sens de la vie qui en découle, et cela contribue au bien-être durable. »*

 

* Ces liens qui nous font vivre, éloge de l’interdépendance

de Rebecca Shankland et Christophe André, est paru fin janvier 2020 aux éditions Odile Jacob. Cet exposé très riche explore les relations en général en s’appuyant sur de nombreux cas pratiques variant les âges et les cercles relationnels (ados, étudiants, personne âgées, amis, collègues, famille, etc). Avec un approfondissement notamment de la relation parent-enfant et de celle du couple, puisque c’est de là que nous partons tous.

Tu veux connaître la différence entre un attachement constructif et une dépendance affective négative, entre une passion obsessive et une passion harmonieuse, ou encore les secrets des couples heureux ? Procure-toi vite ce bouquin !

 

La parentalité concerne la société dans son ensemble

« Nous pouvons affirmer que le soutien social est fondamental pour le développement de l’enfant de même que pour l’équilibre familial. »* Tu vois, j’te l’avais dit ! 😉 -> dans cette missive. D’autres articles tout récents pointent du doigt la solitude des parents :

Si tu lis l’anglais : the unexpected loneliness of new mothers

Sur le blog des Fabuleuses au foyer : Elle est fort seule, la maman d’aujourd’hui ; « même entourée, même en couple » (alors sans doute encore davantage dans les autres cas). Extraits :

« Et puis, parfois il nous arrive même d’isoler une part de nous pour ne pas l’entendre… celle qui, enfouie sous des couches et des couches d’injonctions de « Je devrais être comme si, faire cela, ne pas me plaindre, tout donner, profiter », nous trouble la nuit… celle qui, coincée dans la cocotte-minute, nous siffle à l’oreille :

« J’en ai marre, j’avais pas signé pour ça, purée mais non quoi, c’était pas censé se passer comme ça ma vie ».

Aujourd’hui, face aux mille et une questions que l’éducation soulève chaque jour, nous avons trois milles et une réponses sur internet ou dans les rayons pédagogie des librairies : voilà, débrouille-toi (et montre-nous le résultat parfait sur Instagram, please) !  »

Echanges, coopération, transmission, brefs des vrais liens humains, ça pourrait aider…

« Et, oui, avant c’était différent. Il y avait un réseau autour des familles et plus particulièrement des jeunes mamans. Alors non, je ne dis pas que c’était mieux « dans le temps ». Franchement, vivre sous un toit avec la grand-tante et le petit dernier du beau-frère, merci mais très peu pour moi.

Juste, c’était différent, on abordait la parentalité avec un autre arrière-plan, on en avait déjà pas mal appris et pris part à la vie de famille. « 

Et oui, comment les jeunes sont-ils censés se préparer à la parentalité sans jamais côtoyer parents et enfants ??

Et bingo ! J’avais re-raison !

« Les émotions positives nous incitent à aller vers les autres et permettent de générer des modes de pensée créatifs, flexibles, intégratifs et efficaces. »*

Que je traduirais volontiers par : jouons, rions et nous résoudrons plus facilement nos problèmes !!!

A l’heure où les collapsologues cultivent l’anxiété et ré-inventent l’autosuffisance (qui a moultes vertus par ailleurs), voilà un livre bienvenu qui nous rappelle, nombreuses études à l’appui, que nous avons profondément besoin des autres.

« Le sentiment d’être soutenu, apprécié et proche d’autrui retentit sur l’estime de soi, sur l’aptitude à faire face aux situations difficiles, sur le bien-être mental et même sur la santé physique.« *

 

Bref, pour faire face à un désastre écologique, cultiver ses compétences relationnelles, accepter notre interdépendance, construire la confiance, apprendre à coopérer, pourrait bien s’avérer aussi utile que de redécouvrir les savoirs-faire ancestraux de survie avec moyens rudimentaires.

Contrairement à ce que certains courants de pensée ont pu nous laisser croire, « la proximité relationnelle contribue au développement de l’autonomie et à la poursuite de ses buts personnels.« *

A condition de savoir prendre soin de soi, d’être dans une réelle dynamique d’interdépendance positive : « L’autobienveillance, le respect de ses propres souffrances et besoins sont des attitudes fondamentales pour bien vivre les liens sociaux. L’altruisme n’est pas un sacrifice de soi. »*

 

Pour cultiver la joie de se rencontrer tout en s’amusant

Vivement le prochain rdv Panach’âges !!

A bientôt !

Claire

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